⚠ Cet article contient des spoilers
Aujourd’hui je vous présente The Fall de Tarsem.
Les gens qui me connaissent trouverons peut-être étrange que je ne parle pas du Seigneur des Anneaux, mais je ne suis pas complètement monomaniaque. J’aime aussi The Fall #duomaniaque.
Je suis amoureuse de ce film, vraiment. Depuis La Communauté de l’Anneau (il y a plus de 15 ans tout de même), je n’avais plus trop ressenti de frisson de plaisir intense devant un film, en tout cas pas à ce point #etjeparlequandmêmedelanneau.

1920, Los Angeles. Alexandria a 5 ans, un bras cassé, et elle s’ennuie ferme. Pour passer le temps elle vagabonde entre l’hôpital et l’église, papotant avec qui veut bien l’écouter, et jetant à l’occasion des oranges sur le prêtre #rebelle🍊.
Par hasard un matin, elle rencontre Roy, cascadeur de cinéma dépressif qui s’est brisé le dos lors d’un accident de tournage. Lui aussi s’ennuie, coincé dans son lit, aussi commence-t-il a raconter à l’enfant une histoire de bandits cherchant à se venger du Gouverneur Odieu.
Ce film est poétique et merveilleusement magnifique.
Visuellement, c’est superbe. 4 ans de tournage dans une vingtaine de pays différents. On passe de l’Asie verdoyante aux déserts africains en passant par les temples du Moyen-Orient. La direction artistique et la photographie sont maîtrisées et pensées dans les moindres détails. Un petit bijou 💎 pour vos yeux 👀.
Le scénario est original, pour une fois, et je ne cesse d’y découvrir de nouvelles choses. Je sais qu’il n’est pas aisément compréhensible au premier coup d’oeil, mais je trouve que ça fait le charme de ce film que je revois régulièrement avec toujours le même plaisir.
Moi la première, je n’avais pas tout compris lors de mon premier visionnage 🙃. C’est en le voyant plusieurs fois que j’ai compris toutes les nuances, toutes les références, toutes les couches de lectures.
Il faut savoir que l’histoire, racontée par Roy, nous est montrée à travers les yeux d’Alexandria. Donc parfois certaines choses ne collent pas. Par exemple Roy parle d’Indiens d’Amériques, aussi l’Indien a « une squaw et un tipi », illustré à l’écran par une princesse en sari dans un somptueux palais indien. À son travail, Alexandria discute souvent avec un immigré indien qui lui parle de son pays. Le seul indien qu’elle connaisse vient d’Inde, et non pas d’Amérique. On comprends ces choses au fair et à mesure du récit, et un second visionnage peut être nécessaire pour bien tout remettre en place.

Pour autant, on peut se contenter de ne le voir qu’une fois. Pour l’esthétique évidemment, mais aussi pour la poésie qui se dégage de ce film, ode à l’enfance et à son innocence, mais aussi au cinéma avec le monologue final d’Alexandria, improvisé par l’actrice. Oui Catinca Untaru avait 7 ans à ce moment et déjà tout d’une grande dialoguiste. On se plait à rêver de cet univers merveilleux où des éléphants permettent à un italien amateur de bombes, un bandit masqué, un indien aveuglé, un esclave libéré et Charles Darwin (parce que Charles Darwin 😎) de s’enfuir d’une île papillon 🦋. On aimerai se perdre dans ce monde lumineux et presque magique où un homme sort d’un arbre, l’estomac emplis d’oiseaux, pour sauver le monde.
Je ne peux que vous conseiller vivement ce film. J’en suis éperdument amoureuse et je ne comprends pas qu’il n’ai pas marché deux fois de suite aux États-Unis.
C’est beau, bien écris, bien interprété, fait avec amour et passion.
Si vous aimez en apprendre sur les coulisses des films, je vous conseille aussi la version commentée par Tarsem, très très intéressante. D’habitude je ne suis pas fan des versions commentées mais là j’ai tout écouté jusqu’à la dernière seconde de la fin du générique de fin, et j’aurais voulu continuer à l’entendre me raconter cette histoire encore et encore.